SONY
CDP-XE700
La platine Sony CDP XE700
Motivation
Le
principal but de l'achat de cette modeste platine CD Sony est de la
transformer en un drive de haut niveau, comme cela a déja été réalisé
pour les platines Philips CD931 et 951 avec succès, puis effectué sur
les deux icones de leurs temps : la superbe Marantz CD94 et le
splendide Wadia WT3200. Il faut avouer que dans ces quatre machines on
retrouve les composants Philips... C'est à dire le côté européen du Red
Book, alors que pour être complet il convient de traiter le pan
asiatique en s'attaquant à un lecteur Sony.
Ne connaissant pas
la gamme Sony de l'époque, je l'ai choisi au hasard CPD XE700 pour 50€,
4 Kg de platisque, une face avant sans reproche, elle dispose d'une
sortie numérique Optique TOSLINK... Autant dire que "c'est mal barré
pour faire un drive de compétition" !
En 1995, Sony a une gamme
de trois lecteurs XE, dont XE 700 est le 'bas' de gamme et on trouve la
XE 800 avec un meilleur filtre-DAC et étage de sortie avec des ampli
plus luxueux, et au sommet le XE 900.
Pour faire un drive, le XE 700
suffit amplement, les modèles supérieurs partagent le même carte
contrôleur et la même mécanique.
La bête
Un
examen interne nous montre le circuit de Sony CDX 2545 le "digital
signal processor with built-in digital servo" est le circuit important
de l'appareil pour faire un drive. Derrière son nom à ralonge, ce
circuit intégre un encodeur SPDIF et sort un signal "bon pour le
SPDIF". Il prend une entrée horloge qui dans le cas présent du XE700
est fourni par le filtre numérique de la machine.
le filtre
DAc a une horloge a quartz de 33.8688 Mhz qui divisé par 2 donne un
16.9344 Mhz nécessaire au contrôleur. Le principal inconvénient des
quartz 33.8688 Mhz d'être des quartz overtone ( harmonique 3). La
conséquence directe est un bruit de phase donc le jitter plus élevée
qu'un quartz fondamental.
Ceci dit, il est important de
regarder les signaux du lecteur, leurs formes sont un excellent
indicateur de travail à réaliser pour installer les modules TVC.
C'est
une platine économique mais bien contruite. Evidement on retrouve des
amplis-op 4580 en sortie du DAC et pour le reste se sont des cricuits
Sony qui réalisent le drive : la carte controleur comporte 3 circuits
intégrés et la carte DAC comporte un filtre dacs et les ampli
opérationnelles dans une configurations tout a fait banale.
Etat des lieux
Rien ne vaut quelques mesures pour avoir une bonne idée de l'existant !

Fig
1: Signal DOUT : pris sur la carte controleur au niveau d'une self en
série. Les temps de montée et descente sont très mauvais.
On remarque un aléa de commutation sur les flancs, cela accroit les
temps de commutation et donc génère du jitter.

Fig 2
C'est curieux, car lorsque l'on regarde le signal sur la pin 71 du
circuit CDX2545, le signal est "normal".
Pour
finir le tour du propriétaire

Fig 3: la clock à destination du Digital Servo.
Pour
induire du jitter, on peut dire que sur ce lecteur, c'est le pire que
l'on peut faire : la pente des flancs est la plus faible possible pour
une horloge.
Installer
le module SPDIF
La
module SPDIF est tolérant sur le signal à l'entré mais piquer le signal
tel que celui de la figure 1 n'est pas une bonne solution.
Avec un coup de cutter, on ouvre le circuit et le signal au même point
de mesure devient présentable :

Quatre
soudures plus tard, le module SPDIF est en fonction, le Wadia
synchronise, voila un Sony équipé d'une sortie SPDIF "non optique". Un
sony Unique ! Un Sony avec une sortie AES BNC !
Installer
le module horloge
Sur
la carte de controle, il y a un point de test 16.9344 Mhz. Etant donnée
que le seul quatz de la machine est un 33.8688 (soit le double du
16.9344Mhz), il y a un circuit qui fait la division par 2. Mon
intention est d'ouvrir le domaine d'horloge 16.9344 Mhz pour pour y
injecter mon horloge. Sans cette ouverture, il y aurait un conflit
entre les deux sources d'horloge.
Choix d'un module dans le stock
Ce
sera le module n°11 mesuré 400 fs de Jitter. Pour l'alimenter, il faut
un peu plus de 6.3V : la présence d'un telle tension est souvent
présent dans un lecteur. Pour la fixation j'utilise une couche de
bitume auto-collée sur le fond du boiter puis ensuite une épaisseur de
1 cm de mousse.
Dans le lecteur, on trouve un 7V qui est un bon
candidat pour alimenter le module clock mais il faut tout de même
vérifier sa qualité.
Voici la nouvelle clock

Des
fronts montant et descendant parfaitement équilibrés, 2 ns, mais la sur
oscillation est le signe d'une mauvaise adaptation. Je la charge par un
56 ohm en sortie de cable et

les sur oscillations en échange d'une perte de 0.7 V sur l'amplitude
mais au dela de 2.0 V du niveau haut de déclenchement.
Installation
est facile parce que la petit carte contrôleur est bien sérigraphiée et
laisse de nombreuse possibilité de coupure.

La
carte contoleur contient tout ce qu'il faut pour faire un drive de
course. L'encodeur SPDIF dont la prise du signal "sur la nappe" et
l'entrée XI signalé par le point de test 16.93 sur la gauche au dessus
de la marque (B). Le CXD2545 est la pavé de 100 pattes qui contient
tout le nécessaire à l'extraction des donnés et les présente en I2S a
destination du filtre dac par l'intermédiaire de la nappe.
Le 5V
pour le module SPDIF est pris sur la carte à droite : fil rouge le 5V,
le noir sur la capacité de découplage tout près du SO16. Il est
déconseillé de souder directement sur les pattes du controleur c'est
petit et la moindre hésitation peut entrainer une surchauffe.
Conclusion
Voici enfin le premier drive Sony toutes options TVC !
Le
travail sur la clock transforme la machine en un drive, je ne suis meme
pas certain que la sortie analogique soit opérationnelle (après
vérification elle l'est ). C'est l'inconvient de l'architecture des
domaines de d'horloge different. Dans la machine on trouve un 33.8688
et un 16.9344 Mhz : Le 33.8688 MHz n'est plus synchronisé avec le
16.9344 MHz.
A contrario, dans les machines Phillips l'époque du
SAA7220 il n'y qu'un seul domaine d'horloge, il n'y a pas de soucis de
synchronisme.