Marantz - Enceintes DMS 250
Compte rendu d'écoute à la va vite !
Pour vous faire part des premières
impressions sur les enceintes Marantz DMS 250 de 1985, récupérées dans
le broque de l'ile au vil prix de 50 roros.
Après avoir changé les suspensions ce week-end, et laissé sécher quelques heures, je viens de commencer à les écouter.
Maintenant je regrette d'avoir "refoamé" les HP de grave
moi-même. C'est ma première paire, et c'est mal fait... La colle est
mal mise, il y en a de partout.
Ce que je ne regrette pas, c'est mon achat.
Alimenté par le petit Cochet AL2, les enceintes sont super joyeuses et très dynamiques.
Bien entendu la suspension neuve va devoir se roder, et les graves vont changer d'allure d'ici quelques temps.
Mais dès à présent la sonorité générale de l'enceinte est
présente. Le medium et l'aigu sont superbes. J'ai toujours eu un faible
pour les rubans et leur présentation sonore.
Ma foi, c'est sur les voix qu'il faut écouter les enceintes,
pour se rendre compte des timbres. Sur l'album de Terez Moncalm, Vodoo
(achetez le disque bordel ! Courez Acheteeeeeeeer ce disque !), la voix
est rauque et lascive et puis soudain rugissante, tonitruante. Terez
Moncalm donne un coup de pied dans la fourmilière où se tiennent Diana
Krall et ses copines, et c'est un grand bonheur.
Sur l'album Mythologies de Patricia Barber (que les puristes
m'excusent), la voix de la miss est juste, sombre, suave. La
contrebasse, malgré le manque de rodage, est déjà bien présente, c'est
très dynamique...
Bha, je vais arrêter là, il faut que je passe une bonne semaine pour en faire vaguement le tour.
Le compte rendu de Michel
Je n'aurai pas le loisir d'écouter sérieusement les enceintes pour l'instant. Michel est venu lundi soir,
écouter autre chose. Il est revenu prendre les Marantz hier soir; deux jours plus tard. Je
cite (avec son autorisation) :
J'attendais un peu pour te donner des nouvelles, car j'ai essayé de
les prendre en défaut avant de t'en parler, é bé je n’y suis pas
arrivé.
J'ai écouté pas mal de passages de CDs différents, ça va de Maïté
Beaumont (pour les aigus) à P Barber en passant par K Jarreth et tous
les autres.
Elles sont un peu plus gourmandes que les Mulidines, mais l'ampli fourni bien sans souffrir.
Les graves a volume moyen (j'appelle volume moyen celui ou tu peux
écouter longtemps sans ressentir le besoin de baisser) sont présents et
bien définis. En augmentant le volume, ils augmentent légèrement sans
devenir envahissant mais le top c’est que même en sourdine (pour le
soir) je peux écouter doucement sans rien perdre.
Bilan provisoire :
Aigus : très fin montent très haut sans en rajouter ni être agressif
Médium : voix agréables naturelles un peu moins en avant qu’avec les mulidines.
Graves : propres et sans traînée présents à tous les volumes sans couvrir les autres sons.
En ce qui me concerne et par rapport a mon local l’équilibre entre les trois et très bon.
Les instruments et les voix sont bien placés et faciles à repérer dans l’espace.
Je suis en train d’écouter la folia, ça pète de tous les cotés, ça fuse d’une note a l’autre c’est un vrai régal.
Pour le moment, je ne leur ai pas trouvé de défauts (à part les
bornier un peu chiants a brancher), mais il n’y a pas 24 H que je les
ais et il faut dire que vu mon manque d’expérience dans ce domaine et
par rapport au progrès matériel que cela représente je ne peux qu’être
enthousiaste.
En ce qui concerne la résonance des graves dans la pièce, je ne l’ai pas encore ressentie.
Je découvre aujourd’hui, de quoi est capable mon électronique et j’espère en découvrir encore.
En résumé, pour le prix tu as fait plus qu’une bonne affaire.
---
Tu peux modifier le compte rendu ou y rajouter, qu'aprés avoir
modifié la position des enceintes, (je les ais avancées d'environ 50 cm
vers le centre de la pièce) les graves se sont stabilisés et affinés et
que la scène sonore est encore plus détaillée.
J'ai entendu plein de choses sur la marque de mes
électroniques XXXXXXX, (manque de grave, trop d'aïgus pas de dynamique)
le prochain qui m'en parles, je pourrais lui répondre.
Encart publicitaire NRDS n°91 - Octobre 1985
Dans
le n° 91 d'octobre 1985, un encart publicitaire de trois pages vante
les mérites des nouveaux appareils Marantz. Le paragraphe suivant est
un extrait relatif aux enceintes :
Les enceintes
Jouer le
bon numérique, c'est le jouer jusqu'au bout. C'est à dire jusqu'aux
enceintes. Les enceintes "Digital Monitoring Series" de Marantz
utilisent des techniques et des matériaux exclusifs adaptés auc
caractéristiques de ces signaux.
Dynamique
De nouvelles matières ont permis d'obtenir des membranes d'une rigidité et d'une légèreté extrêmes.
- PPLC (Polypropylene Laminated Copolymer) pour les boomers
- HPF (Hard Polyester film) pour les mediums,
- membrane plane en aluminium soudée thermiquement à un diaphragme en résine poly-mide pour les super-tweeters.
Les
caractéristiques des membranes et la géométrie des équipages mobiles
mobiles permettent une dissipation thermique exceptionnelle assurant
une tenue en puissance sans faille.
Grande soeur DMS 350
En cherchant sur le ouaibe, on trouve les DMS 350 : on apprend quelques détails supplémentaires :
- condensateurs à film métal à faible perte et bobine spéciale permettant d'avoir un filtre efficace pour le DIGITAL
- le super-tweeter est bon pour 60kHz
-
le grave dispose d'une membrane avec un fort taux d'amortissement, une
haute rigidité ainsi qu'une haute réponse en fréquences, membrane
motorisée par une bobine en NEOMEX et un câblage OFC quatre couches
-
le medium / tweeter est en MYLAR. Les bords et le dôme sont fabriqués
d'une seule pièce, et la bobine resiste à la chaleur jusqu'à 300°,
refrodie par du ferrofluide.
Photos
J'ai
trouvé cette paire de DMS 250 dans un Troc de l'Ile à quelques
kilomètres de chez moi. Cinquant euros pour une grosse paire d'enceinte
bien lourde, et voila les monstres dans la voiture.
Pour l'instant je suis dans l'attente des suspensions qui vont arriver de Germany !
Une vue du super tweeter au dessus du medium :

Le medium et l'écusson

Medium et tweeter :

Le grave dont la suspension sera changée :

Le HP de grave, les fesses à l'air :

L'épaisseur de la caisse au niveau du contreplan du grave :
