Integrated
Marantz 1300DC (integrated) - Photos - 2007
Marantz 1030 (Integrated) - Photos
(ainsi que quelques lignes sur la question des pré out / main in) - 2008
Marantz 1060 (Integrated) -
Les débuts
Saul
B. Marantz, fondateur de la marque en 1952, aura participé fortement à
la création de la Haute Fidélité. De nos jours, des millions
d'appareils portent la marque. The Vintage Corner traite seulement des
électroniques Marantz de la période 1970 à 1980.
L’entreprise crée par Saul Marantz en 1952 est revendue à Superscope
(une entreprise japonaise) en 1964, mais Saul en restera le président
jusqu’en 1968 :
Pour les puristes, c’en est fini : les productions des
années soixante-dix sont badgées Marantz, mais les produits « conçus
aux USA » et qui vont être fabriqués pour la plupart au japon, ne
seront plus considérés comme du Marantz.
Avant la vente à Supersope, les appareils (à tubes) vont
construirent la légende de la marque. Des amplis, des préamplis, ainsi
que le tuner 10 remplacé rapidement par le fameux le 10B représentent
le Saint Graal pour les véritables collectionneurs, pour ceux « qui
savent ». Vous trouverez les images des appareils de légende sur ce
lien :
Produits en petite quantité, ces appareils peuvent se
trouver sur la baie, mais ils sont rares et chers. D’autre part, sortir
5000 roros pour un appareil de quarante ans, avec une puissance réduite
(les amplis à tubes sortaient 25 ou 30 W), cela ne peux s’inscrire que
dans une démarche mûrement réfléchie.
Les années soixante-dix
Pour les nous les collectionneurs du dimanche, les amateurs
sans le sous et ignorants des vraies choses – dont hélas je fais partie
– il faudra nous rabattre sur la production des années soixante dix à
quatre vingt. Durant cette période de nombreux appareils ont été
fabriqués, utilisant des transistors, avec souvent une qualité décente
et suffisante pour ne pas déparer pas dans une chaîne idiophile,
associés à des éléments plus modernes. Aux états unis, on désigne ces
composants sous le terme de Mid-Fi, pour indiquer gentiment qu’il
s’agit de matériel un peu en dessous de la Hi-Fi.
Pour reconnaître ces
composants fabriqués durant les seventies, voila la méthode imparable :
tous ces appareils portent uniquement un numéro, suivis éventuellement
d’une lettre ou deux. Les appareils dont le nom est composé d’une ou
deux lettres sont disqualifies : par exemple ST30 ou PM45, ça ne va
pas. Par contre un 1060, un 2238BL ou un 500, c’est tout bon.
Présentation de la
production
Durant ces années 70 à 80, la production « Designed in USA,
Produced in Japan » aura été composée de différents types d'appareils
dont voici une liste non exhaustive :
- des tuners de qualité
variable ou très hauts de gamme (le modèle 120B est à éviter pour cause
d’erreur de conception) dont les plus beaux sont équipés d'un
oscilloscope, ce signe distinctif du 10B qui sera reconduit sur le très
haut de gamme.
- de petites intégrés, de qualité variable, dont un des plus
réputés est le 1060,
très musical avec une entrée phono bien
sympathique, ainsi que de beaux et gros (et loooourds) intégrés tel que
le 1122DC
- de très nombreux receivers (des amplis-tuners) assez réussis,
essentiellement déclinés en deux séries : les 22xx et les gros
23xx. Un
2245 fait deux fois 45 watts, et un 23xx fait au moins 100 watts plus
les xx
- de bien trop rares préamplis,
- une jolie série d'amplis :
les Marantz 140,
170, 240, 250, 300, 500 et 510. Certains sont privés
de vu-mètre, tel le 240 sommes toutes assez hideux, ce qui est presque
rédhibitoire pour le collectionneur. Dans ces séries, le modèle 500
reste comme le symbole de la démesure : une procédure d'alignement
longue comme un jour sans pain, donné pour 2 fois 250 W mais délivrant
largement plus, plutôt 310 ou 320 W, et cela pendant des heures.
Pour la série des « petits » receivers 22xx, le modèle
préféré des audiophiles est le 2245. Un autre modèle avec une bonne
côte est le 2270
(c'est à dire deux fois 70w annoncés), avec un tuner
qualifié d’excellent par la presse spécialisée à l’époque de sa sortie,
ainsi qu’une section amplification appréciée pour sa puissance
généreuse et sa capacité à driver avec autorité à peu près n'importe
quoi... A condition que ce soit du 8 Ohms. La polémique fait rage entre
les 4 et 8 Ohms, certains indiquent que les 4 Ohms sont à proscrire,
d’autres disent que peu importe. Pour avoir lu un article d’une revue
datant de 1973, le 2270
est capable de driver du 4 et du 8 Ohms, la
seule différence c’est le taux de distorsion harmonique qui augmente
sensiblement avec 4 Ohms. Peut être la polémique provient-elle de ce
détail de fonctionnement, qui sait ?