Compte-rendu d'écoute de Muzah
Je viens de passer deux heures dans la pénombre avec Simone.
J'écoute assez souvent le double album compilation "Nina
Simone Collection" où il y a un mélange de prises en studio et une
majorité de délicieuses captures vivantes sur diverses scènes au public
animé. Dans le coton de la nuit tombante, les oreilles au repos et le
Setton impassible, j'ai mis respectivement le disque 2 puis le premier
dans la Philips CD-150. Il y a un sacré bout de temps que je ne me suis
oublié devant un disque, alors pour deux je pense que cela remonte à
quelques saisons.
A niveau relativement faible pour ne pas déranger le
voisinage qui popote et sans loudness pour ne pas dénaturer la
sacro-sainte prise de son, j'ai donc écouté ces deux disques en
savourant l'un après l'autre les lives intimistes que distillait la
frêle platine. Ces enceintes ont encore dévoilé un pan de leur
personnalité en transcrivant de manière particulièrement réaliste
plusieurs scènes sonores remarquables. Le tour de force a sans doute
été de laisser s'animer les salles et le public sans perturber la
diction suave ou swing de Nina. Sur quelques morceaux, j'ai entendu
assez distinctement discuter des gens, des portes se fermer et des
chaises bouger. Le piano était au fond de la scène, Nina avait les
lèvres qui effleuraient le micro et les pinceaux sur la caisse
laissaient comprendre qu'un autre microphone était un peu trop près.
L'impression de présence malgré le niveau bas de
l'amplification était relativement saisissant et je me demande
d'ailleurs après coup si un cran plus haut sur le Setton aurait
réellement apporté quelque chose. Les HPM-100 ont agit comme des loupes
parfaitement réglées pour ne pas apporter une écoute de salon
agréablement évasive mais pour donner envie de se concentrer avec
plaisir sur le message sonore. Je ne suis pas très fort dans la
compréhension des chansons en anglais, me laissant la plupart du temps
porter par le flot des paroles et le rythme de l'accompagnement.
Pourtant ce soir j'ai écouté et compris les paroles sans pour autant
perdre une miette du piano.
Je tiens aussi à faire remarquer qu'au petit jeu des chaises
musicales, le CD-150 vient de supplanter le Philips CDI 220 Matchline.
Ce bout de plastique mérite le détour à mon avis, si d'aventure vous en
trouvez un pour 3 sous. Je n'ai plus la 723 que la presse encensait et
que j'ai trouvé trop criarde, pour la comparer à son illustre ancêtre.
Je ne suis pas certain que la plus récente emporterait les suffrages.
Dommage aussi que le AU-X501 soit débranché et surtout
déficient, car je pense qu'il pourrait apporter à l'ensemble un gain de
précision dans la stéréo que le Setton n'assure peut-être pas... Les
Pioneer méritent plus que jamais un amplificateur qui les tiennent à
tous les niveaux, malgré leur rendement honnête de 92db. Les quelques
essais de tenue dans le grave avec le Sansui n'ont pas laissé beaucoup
de marge au AS-1100 (Ecoutez quelques albums comme "Quelle drôle d'idée
!" de Phyll & Gilles ou bien "Melody Nelson" de Serge Gainsbourg
pour vérifier tout ça). C'est bien joli les gamelles de taille
respectable, il faut de la poigne pour les manier avec précision.
Voilà pour le compte-rendu 100% vintage du mardi soir !
Les photos




Séance photo ce matin : on déshabille les dames.
- Les vis sont toutes des ... boulons ! Génial, on
peut visser et dévisser à l'envie sans user le bois. Seuls les
super-tweeters sont réellement vissés. Comme ils semblent fixés
correctement, je n'ai pas pris le risque de les défaire.

- Les gamelles sont imposantes ! 15 x 4 cm pour l'aimant. Solide
saladier en aluminium, ça ne risque pas de tomber en ruine. L'intérieur
est tapissé presque intégralement de laine de roche (du moins je
pense), sauf le haut de l'enceinte. Tout est comme neuf, c'est très
impressionnant pour des enceintes de 30 ans. On note la barre de
renfort en bois pour rigidifier la caisse.

Le filtre sur lequel je n'ai pas grand chose à dire si ce n'est que
tout est en connexion par cosses. Pratique pour changer les pièces !

Le medium est enfermé dans un tuyau cartonné fermé par une plaque de
contreplaqué. Le tuyau est bourré d'un rouleau de laine de roche. Comme
on le voit, l'aimant du medium est aussi large que la membrane. Ne
parlons pas du tweeter dont l'aimant est lui plus gros que la
membrane... On note aussi les petits films plastique entre la caisse et
les HP de medium & aigu, sans doute pour assurer une certaine
étanchéité.

En tout cas, très agréablement surpris par la simplicité de la mise en
oeuvre, la qualité de fabrication et surtout par l'état général après
30 ans de fonctionnement !
![[:cerveau neuf] [:cerveau neuf]](http://forum-images.hardware.fr/images/perso/cerveau%20neuf.gif)